
Poursuivant notre parcours parmi les grands maĂ®tres de la foi dans l’Église ancienne, nous nous arrĂŞtons aujourd’hui sur Athanase d’Alexandrie, considĂ©rĂ© dĂ©jĂ peu après sa mort, par saint GrĂ©goire de Nazianze, comme « la colonne de l’Église ».
Sa théologie de l’Incarnation du Verbe a fait de lui l’adversaire le plus redoutable et le plus tenace de l’hérésie arienne, qui niait la divinité de Jésus.
NĂ© au tout dĂ©but du quatrième siècle, il participa au Concile de NicĂ©e comme secrĂ©taire de son Ă©vĂŞque, auquel il succĂ©dera sur le siège d’Alexandrie. Bien que condamnĂ© par le Concile qui avait dĂ©fini le caractère « consubstantiel » du Père et du Fils, l’arianisme sera rĂ©habilitĂ© par l’empereur ; cela entraĂ®nera pour Athanase plusieurs longs exils qui n’inflĂ©chiront jamais la force et la rectitude de son tĂ©moignage. Au contraire, ses sĂ©jours Ă Trèves et Ă Rome lui permirent de soutenir et de propager la foi de NicĂ©e en Occident.
Ces tribulations firent aussi de saint Athanase un instrument providentiel pour faire connaître la figure de saint Antoine du désert, dont il fut un ami proche et qu’il imita par ses choix de vie. À travers la publication de La vie d’Antoine, qui connut partout un immense succès, il contribua de manière décisive au développement du monachisme.